À l’âge de 81 ans, Maria avait eu une série d’accidents vasculaires cérébraux qui lui avaient enlevé toute sa mobilité. Henry, son époux âgé de 83 ans prenait soin d’elle à la maison.

Un samedi soir, alors qu’Henry tenait la main de Maria, celle-ci lui dit qu’elle est trop fatiguée pour continuer. Plus tard au cours de cette soirée, Maria tombe paisiblement dans le coma. Après une discussion avec leurs enfants, Henry croyait qu’ensemble, ils ne pouvaient plus prendre soin de Maria à domicile, et c’est alors qu’ils ont pensé aux soins palliatifs. Lorsqu’ils ont téléphoné au service d’urgence, on leur a dit d’amener Maria et qu’un neurologue pourrait l’évaluer.

Lorsque le neurologue est entré dans la pièce, il a semblé surpris lorsque Henry a demandé qu’elle soit le plus confortablement installée que possible, mais qu’on ne lui inflige pas de traitement agressif. Le médecin a demandé si Maria avait rédigé quelque chose à propos de ses volontés. Henry a répondu non, mais que durant leurs 50 ans de mariage, ils en avaient discuté longuement et qu’il connaissait intimement ses désirs.

Une fois de plus, le médecin souligne l’importance d’avoir quelque chose par écrit. Henry lui répond : « Jeune homme, si vous aviez un accident ce soir en partant d’ici pour vous rendre à la maison, que votre vie était affectée comme celle de ma femme actuellement, avez-vous indiqué vos volontés par écrit? Votre femme sait-elle ce que souhaiteriez si vous étiez dans cet état? En avez-vous seulement déjà discuté avec elle? Ne me dites pas ce que vous savez. Écoutez plutôt ce que moi je sais. »

À partir de ce moment jusqu’au décès de Maria, Henry et sa famille ont fait en sorte que Maria reçoive des soins conformes à ses volontés. Ils sont persuadés que Maria est décédée dans la sérénité.

Avez-vous discuté avec vos proches?

Témoignage de la famille de Maria, dans le cadre du programme de planification préalable des soins de la région sanitaire de Regina Qu’Appelle, 2013