Denyse Lynch a une perception bien particulière de la planification préalable des soins, ayant aidé son père à préparer son plan puis ayant respecté les décisions qu’il y avait consignées pendant les mois ayant précédé son décès à l’âge de 97 ans. « Je lui avais dit que je lui montrerais le chemin, et c’est ce que j’ai fait », se souvient-elle. Aujourd’hui, elle se veut la défenseuse des aidants de personnes âgées, faisant valoir aussi l’importance de la planification préalable des soins.

« Mon père a toujours été un grand planificateur, d’affirmer Mme Lynch. Il a abordé la question de la planification préalable des soins avec moi, mais comme tout le monde, je me suis dit que cela pouvait bien attendre à plus tard. Toutefois, il a persisté, et nous avons fini par établir son plan ensemble. » L’aidante a été bien heureuse d’avoir le plan de son père en main pendant ses cinq derniers mois en soins palliatifs. « Ce sont des circonstances très stressantes et fortes en émotions. Lorsqu’on prend soin d’un parent âgé, il est important de garder les choses simples. J’ai refusé de me demander si je faisais ou non les bonnes choses. Je connaissais ses volontés, et je me suis concentrée sur les soins qui lui permettraient d’être confortable. J’ai appris que certaines interventions médicales ne font que retarder l’inévitable, et ne contribuent en rien à la qualité de vie. »

Aujourd’hui, Mme Lynch publie un bulletin intitulé Our Health Care, Our Choices (nos soins de santé, nos choix). La publication porte sur tout un éventail de sujets, dont la nécessité d’axer les dépenses sur la prestation directe de services aux résidants de foyers de soins infirmiers, et l’importance de planifier la fin de vie et d’en discuter avec ses proches et aidants.

Elle a également organisé deux séances d’information dans la collectivité de Swan Lake Village, à Markham (Ontario), où elle a déjà habité, ayant invité Earl Campbell en tant que conférencier, lequel est membre de la Commission du consentement et de la capacité de l’Ontario, un organisme qui évalue l’aptitude des gens à prendre des décisions en matière de soins de santé.

En 2015, elle espère que d’autres séances du même genre auront lieu dans la région de Durham, à l’est de Toronto, où elle est désormais installée. Elle aborde le sujet de la planification préalable des soins à chaque occasion qui s’y prête. « Mes amis ont beaucoup appris de mon expérience avec mon père. » Elle se rappelle le dernier parcours de son père avec grande fierté, et sans regrets. « Il a vécu une bonne vie. Et je sais que j’ai fait pour lui ce qu’il voulait. »

Pour vous abonner à Our Health Care, Our Choices?, veuillez communiquer avec Mme Lynch à denyselynch@rogers.com.