La ventilation artificielle est une intervention visant à aider ou remplacer la respiration spontanée d’un patient dont les fonctions pulmonaires ont cessé de fonctionner adéquatement. Les médecins peuvent aussi avoir recours à la ventilation artificielle pour régulariser la respiration, ou lorsqu’ils craignent la défaillance d’autres fonctions physiologiques.

La ventilation ne cause pas de douleur, mais certains patients n’aiment pas avoir un tube dans la bouche ou le nez. Aussi, on ne peut parler ni manger lorsque le tube est en place, ce qui est malcommode ou même inquiétant.

Naturellement, il peut être troublant de voir un être cher utilisant un ventilateur; bien que cet appareil maintienne la personne en vie, il évoque aussi l’approche de la mort. Toutefois, avec le temps, alors que la famille passe de plus en plus de temps au chevet du patient, la vue du ventilateur devient de moins en moins préoccupante.

La décision d’utiliser la ventilation artificielle n’est jamais simple, surtout lorsque l’on considère les risques que cette intervention peut entraîner, comme une infection, un affaissement pulmonaire, des lésions aux poumons ou pire encore, la détérioration de la qualité de vie du patient. La ventilation artificielle peut donner un sursis à la personne malade, mais lorsqu’il n’y a plus aucun espoir de survie, elle peut entraîner plus de traumatisme que de soulagement.

Certains se demandent combien de temps une personne devrait recevoir l’aide d’un ventilateur. Or, bien que le médecin puisse offrir ses conseils à cet égard, au bout du compte, la réponse à cette question est fonction des volontés et convictions personnelles du patient et de ses proches.

Voilà pourquoi il est important de consigner vos volontés à l’avance, et si vous prenez soin d’une personne malade, assurez-vous de connaître et comprendre ses volontés. Cela pourrait faire toute la différence dans la qualité de votre fin de vie ou de celle d’une personne qui vous est chère.

Le Dr Daren Heyland est professeur de médecine et d’épidémiologie à l’Université Queen’s (à Kingston, Ontario, Canada), et directeur du réseau CARENET (Canadian Researchers at the End of Life Network) composé de professionnels de la santé œuvrant d’un bout à l’autre du pays et résolus à collaborer afin de mieux comprendre et améliorer les soins palliatifs et de fin de vie. Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter le www.thecarenet.ca.