Avez-vous déjà entendu l’expression anglaise « Let’s talk turkey »? Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer l’origine de cette formule, dont une qui voudrait que le fait de glouglouter, bref, de « parler dindon », attirerait un dindon caché derrière un buisson. Or, à l’Action de grâce, si vos proches aussi se cachent derrière quelque chose qui les empêche de parler de leurs volontés concernant leurs soins éventuels, il est peut-être temps de « parler dindon », c’est-à-dire de parler franchement!

Une enquête de 2013 réalisée par Harris/Décima a révélé que 96 % des Canadiens croient qu’il est important de discuter avec leurs proches de leurs volontés en matière de soins, mais que seulement 34 % prennent le temps d’en parler réellement. L’Action de grâce n’est peut-être pas l’occasion idéale de discuter de ce sujet en profondeur, mais c’est le moment parfait pour amorcer la discussion.

Besoin d’aide? Essayez ceci pour briser la glace :

« Je me demandais si tu sais ce qu’est un mandataire… J’ai lu à ce sujet l’autre jour, et je crois qu’il serait important que je nomme quelqu’un. »

« J’étais chez le médecin l’autre jour, et j’ai vu une brochure [ou vidéo] intéressante sur quelque chose qu’on appelle la planification préalable des soins. Connais-tu ça? »

« J’ai lu un article sur l’aide médicale à mourir récemment, et ça m’a fait réfléchir à ce que je voudrais si j’étais gravement malade. Toi, as-tu déjà pensé à ça? »

« As-tu entendu parler de ces cafés de la mort? Ça me semble intéressant… Toi, qu’en penses-tu? »

Tout comme ce dindon farouche, il est probable que vos proches soient réticents au début, mais vos questions pourraient les amener à réfléchir. Et peut-être que, à la prochaine grande rencontre familiale, ils seront plus à l’aise de discuter de leurs volontés.

Vous voulez en savoir davantage? Visitez le www.planificationpréalable.ca pour accéder à des manuels de travail, des vidéos et des témoignages qui vous aideront à amorcer la discussion à l’Action de grâce.