Pour Connie Pilgrim et Debbie Hollett, la clé en ce qui concerne la planification préalable des soins, c’est amorcer la discussion. Le duo a fait la promotion de la Journée nationale de la planification préalable des soins en avril 2014 en concevant des affiches et en organisant des séances d’information pour les résidents, les familles et le personnel de foyers de soins infirmiers et de résidences avec services de soutien à la personne.

Mme Hollett, travailleuse sociale régionale en soins palliatifs en contexte de soins de longue durée, et Mme Pilgrim, coordonnatrice régionale de travail social en soins de longue durée, à l’autorité sanitaire Eastern Health, Terre-Neuve-et-Labrador, sont convaincues que les occasions « naturelles » propices à l’amorce de telles discussions sont nombreuses. Parfois, un coup de pouce des médias — comme un article de journal ou une émission de télévision — est tout ce qu’il faut pour soulever le sujet. Les deux femmes affirment qu’une couverture médiatique rend les gens plus à l’aise à l’idée de préparer un plan préalable de soins.

« Souvent, des situations montrées à la télé ou des reportages font démarrer des discussions, du genre : si c’était toi dans cette situation, que voudrais-tu?, explique Mme Hollett. D’autres fois, une personne malade dans la famille ou un décès peut aussi déclencher le dialogue. »
Les participants aux ateliers ont réagi de façon positive à l’activité. « Beaucoup de gens se sont dits plus à l’aise à l’idée de préparer un plan préalable de soins, d’affirmer Mme Hollett. D’autres avaient déjà établi un plan, mais ont réalisé qu’il nécessitait une mise à jour, par exemple parce qu’un divorce ou un décès avait fait en sorte qu’il fallait désigner un nouveau mandataire. »

Lors de l’atelier, les deux travailleuses sociales ont souligné l’importance de parler de son plan préalable avec ses proches et son médecin. « Nous avons expliqué aux gens qu’il est important qu’ils entretiennent une conversation à ce sujet avec les membres de leur famille, même si cela n’est pas un sujet facile à aborder », d’ajouter Mme Pilgrim. Les deux femmes ont également distribué et expliqué le formulaire de directive préalable utilisé dans la province, et présenté la carte de poche qu’une personne peut remplir pour indiquer à ses proches et ses professionnels de la santé où est conservée sa directive préalable.

En 2015, Mmes Hollett et Pilgrim espèrent collaborer avec les professionnels de divers secteurs afin d’établir un groupe de travail pour continuer de travailler à la promotion de la planification préalable des soins. « La Journée nationale de la planification préalable des soins est le 16 avril, dit Mme Pilgrim, mais la nécessité de planifier la fin de vie, c’est tous les jours de l’année. »