La planification préalable des soins et la maladie d’Alzheimer et démences connexes : n’attendez plus et discutez-en

Après le cancer, l’Alzheimer est certainement la maladie que nous redoutons le plus; les Canadiens de plus de 55 ans croient en effet qu’il s’agit du pire des problèmes de santé.

On estime qu’il existe 500 000 cas d’Alzheimer au Canada et, avec le vieillissement de la population, on s’attend à ce que ce chiffre double d’ici le prochain quart de siècle. Aucun remède ne peut guérir l’Alzheimer et, hélas, nous en savons encore bien peu sur cette insidieuse maladie. Mais nous savons que l’Alzheimer entraîne de lourdes conséquences tant sur la personne qui en est affligée que sur ses amis et ses proches qui doivent porter un fardeau de plus en plus lourd à mesure que la maladie progresse.

Une des conséquences les plus courantes de la maladie d’Alzheimer est la perte des capacités verbales et mnémoniques — les personnes qui en souffrent se font dérober l’habilité de se souvenir de leur passé et de communiquer efficacement avec les gens qui les entourent.

Voilà pourquoi la planification préalable des soins est si importante, y compris la désignation d’un mandataire qui pourra parler en notre nom si nous en devenons incapables. Et un diagnostic d’Alzheimer ou d’une autre démence rend ces activités absolument essentielles. En discutant ouvertement et clairement de leurs craintes, de leurs valeurs et de leurs volontés alors que leurs symptômes sont encore très légers, les personnes en proie à la démence peuvent aider leurs proches à faire des choix éclairés en matière de soins de santé dans l’éventualité où elles n’en seraient plus capables elles-mêmes. Ainsi, les proches et amis qui pourraient être appelés à prendre des décisions en tant que mandataires auront l’information dont ils ont besoin pour s’assurer de faire des choix qui correspondent aux volontés de l’être cher.

La planification préalable des soins, c’est comme un cadeau que l’on fait à sa famille et ses amis en prévision de situations difficiles. Pour une personne qui est confrontée à un avenir incertain en raison de l’Alzheimer, ces conversations procurent une tranquillité d’esprit dans des circonstances de plus en plus éprouvantes. N’attendez pas et parlez-en! Amorcez la discussion avec vos proches et amis dès aujourd’hui. Vous et les vôtres serez heureux de l’avoir fait.

Kathy Hickman

Gestionnaire en formation,
Société Alzheimer de l’Ontario
et
Courtière de connaissances,
Alzheimer Knowledge Exchange